Arbitre fédéral ivoirien avec plus de vingt ans d’expérience dans le volleyball, Kouame Simplice revient sur son parcours, les défis auxquels ce sport est confronté en Côte d’Ivoire et l’apport de la formation « Officiels » du programme HAVOBA dans sa pratique et sa vision de la transmission.
Comment avez-vous connu HAVOBA et qu’est-ce qui vous a motivé à vous y intéresser ?
Le président de la Commission Centrale des Arbitres (CCA) de volleyball m’a appelé un soir pour me dire qu’une formation HAVOBA allait avoir lieu et qu’il souhaitait que j’y participe. J’ai accepté, sans vraiment savoir de quoi il s’agissait.
Quelque temps plus tard, j’ai reçu un e-mail me demandant de confirmer ma participation à cette formation. C’est à ce moment-là que j’ai appris que HAVOBA signifiait : HA (Handball) – VO (Volleyball) – BA (Basketball).
Qu’est-ce qui vous a poussé à participer à la formation « Officiels » organisée par HAVOBA, et quelles étaient vos attentes avant de commencer ?
Mes attentes étaient d’approfondir mes connaissances en matière de formation.
Le programme de la formation était bien structuré et attractif. La formation a été très bien animée, avec des cas pratiques à la fois amusants et très instructifs.
Que retenez-vous concrètement de cette formation « Officiels » de HAVOBA ? En quoi a-t-elle renforcé vos compétences ou modifié votre vision du rôle des officiels dans le volleyball ?
C’était une formation riche et complète. J’y ai appris à communiquer en fonction du public et avec celui-ci, ainsi qu’à adapter mon langage. La posture de l’apprenant peut révéler son incompréhension, sa fatigue, son intérêt, etc. J’ai également découvert l’importance de la transmission du message par le jeu, un aspect que les formateurs ont très bien mis en pratique lors de la séance.
Selon vous, quels sont les principaux défis auxquels le volleyball est confronté aujourd’hui dans votre pays, notamment en matière d’organisation, de formation et de développement des jeunes ?
Défis organisationnels
L’absence d’infrastructures dédiées au volleyball constitue un handicap majeur. Les salles de jeu actuelles, notamment les salles couvertes, sont payantes. Par exemple, lorsqu’un match de basketball et un match de volleyball doivent se dérouler dans la même salle, c’est le basketball qui est privilégié, car c’est la Fédération ivoirienne de basketball qui a rénové les salles couvertes. Par ailleurs, le matériel de jeu (filets, ballons, etc.) est insuffisant ou parfois désuet.
Défis de formation
Nous avons conçu des programmes de formation aussi bien pour les nouveaux arbitres (débutants) que pour les anciens (recyclage). Cependant, leur mise en œuvre se heurte à des contraintes financières.
Développement des jeunes
Dans les années 2000 jusqu’en 2004 (si ma mémoire est bonne), il existait la Ligue Jeunes, une ligue dédiée aux jeunes. C’est dans cette ligue que notre génération s’est formée progressivement avant d’intégrer la Ligue Senior. Depuis la suppression de la Ligue Jeunes, les arbitres sont directement intégrés dans la ligue senior, sans cette étape de formation progressive.
Si vous deviez encourager d’autres acteurs du volleyball à rejoindre les initiatives de HAVOBA, que leur diriez-vous ?
Débarrassez-vous de vos idées préconçues et allez apprendre avec HAVOBA. C’est une formation très riche qui sert dans plusieurs domaines de la vie.







