À travers son engagement dans le programme HAVOBA, la Fédération française de volley affirme une vision du sport qui « dépasse le cadre de la performance ». Son président, Éric Tanguy, détaille les priorités de la fédération et les actions concrètes menées en France comme à l’international, au service de l’inclusion, de l’éducation et du développement du volleyball.
Vous êtes un membre fondateur de la Fondation, que représente cette alliance pour vous ?
La Fédération française de volley est un membre actif du programme HAVOBA, aux côtés de la Fédération française de handball et de la Fédération française de basket, sous l’impulsion de la Fondation du Sport Français et avec le soutien de l’Agence française de développement.
C’est un programme important, qui vise à accompagner le développement de fédérations, notamment en Afrique, dans six pays ciblés. La France y apporte son expérience et son expertise pour développer la pratique du volleyball auprès de tous les publics, dans le respect des valeurs que nous défendons.
Un second programme, HAVOBA 2, est d’ailleurs envisagé afin d’étendre cette action à de nouveaux pays dès l’année prochaine.
Comment cette collaboration permet-elle de faire vivre les valeurs du sport au-delà de la performance ? Et comment en mesurer l’impact ?
Ce programme ne se limite pas à la performance, qui est déjà accompagnée via d’autres conventions. Il vise avant tout le développement de la pratique, en mettant en avant nos valeurs.
Nous partageons notre expertise et accompagnons la structuration des fédérations, formations de formateurs de développement. L’objectif est d’encourager la pratique du plus grand nombre, notamment dans le cadre scolaire et périscolaire, en s’inspirant du modèle français.
Un volet important concerne la digitalisation. Grâce à cet outil, les fédérations pourront mieux se structurer, suivre l’évolution du nombre de licenciés sur plusieurs années et mesurer concrètement l’impact du programme
Grâce à cet outil, les fédérations pourront mieux se structurer, suivre l’évolution du nombre de licenciés sur plusieurs années et mesurer concrètement l’impact du programme.
Quels sont aujourd’hui les grands enjeux sociaux et sociétaux pour la Fédération française de volleyball ?
En tant que grande fédération sportive, nous devons répondre aux enjeux qui traversent la société, notamment sur le plan social. Nous travaillons sur plusieurs axes.
D’abord, la cohésion sociale et l’inclusion. Notre fédération se veut très inclusive, avec une mixité quasiment parfaite, permettant à tous les publics de pratiquer ensemble. C’est un enjeu majeur.
Ensuite, l’éducation. Le volleyball est historiquement lié au milieu scolaire et universitaire. Nous sommes donc très présents dans ce domaine, avec de nombreux programmes à destination du primaire, du collège et du lycée.
Enfin, l’influence internationale est un enjeu important. Plusieurs membres de la fédération occupent des fonctions au sein d’instances européennes et mondiales, ce qui permet de faire entendre la voix du volley français à l’étranger.







