Depuis 2021, Pregnon Hippolyte Armando préside l’Abidjan Handball Club. À la tête du club depuis ses premiers pas en 1ère division, il s’efforce de guider les athlètes vers l’excellence, tout en portant les valeurs du handball ivoirien au-delà des terrains. Récemment, il a participé à la formation Dirigeants d’HAVOBA pour renforcer ses compétences et mieux servir son équipe et sa fédération.
Quel est votre rôle au sein du club et quelles sont vos missions au quotidien ?
En tant que président, je m’entoure d’hommes et de femmes compétents afin d’atteindre nos objectifs. Nous veillons à ce que les athlètes soient motivés à donner le meilleur d’eux-mêmes, non seulement pour remporter des titres, mais aussi pour incarner et transmettre les valeurs que nous défendons.
Au quotidien, je m’assure également que mes collaborateurs disposent des moyens nécessaires pour réussir. Lors de mes passages aux entraînements, de 18h à 20h, je prends le temps de féliciter et d’encourager les efforts fournis, dans le but de renforcer la dynamique collective et d’atteindre nos ambitions communes.
Comment avez-vous connu HAVOBA, pourquoi y avoir participé et quels changements envisagez-vous après cette formation ?
J’ai découvert HAVOBA grâce à la formation des dirigeants organisée en février 2026. J’ai eu le privilège d’être coopté par la FIHB (Fédération Ivoirienne de Handball). Ma motivation était à la fois d’apprendre pour mieux gérer mon club et de représenter dignement ma fédération et mon équipe.
Bien qu’il soit encore tôt pour dresser un bilan complet, je retiens plusieurs enseignements : il est crucial de rechercher des sponsors, et des pistes nous ont été présentées lors de la formation. J’ai également compris qu’il faut unir les disciplines – handball, volley-ball et basket-ball – pour renforcer notre voix et obtenir plus de soutien.
Quels sont, selon vous, les principaux obstacles au développement du handball en Côte d’Ivoire et en quoi les formations HAVOBA peuvent-elles y répondre ?
Le manque d’infrastructures est criant : les terrains d’entraînement sont inadaptés, et un seul terrain suffit pour toutes les compétitions. Le soutien financier fait également défaut : il n’existe ni sponsors, ni mécènes, ce qui oblige les présidents à porter les clubs à bout de bras, au risque de voir ceux-ci disparaître si le dirigeant faiblit. Enfin, le déséquilibre économique est notable : des dizaines de millions de francs CFA sont dépensés chaque saison, alors que le club champion ne reçoit qu’un million.
Chaque formation est un pas de plus vers la performance. Celles proposées par HAVOBA permettent aux dirigeants de professionnaliser leur gestion, tout en tenant compte de l’écosystème sportif complet. L’objectif est que ces disciplines soient mieux comprises, soutenues et promues par les politiques sportives du pays.







