Nicolas Sauerbrey, DTN adjoint à la Fédération Française de Volley depuis bientôt dix ans en charge du pôle formation et professionnalisation et Jonathan Mouton, CTS Handball en Région Centre-Val de Loire et ancien entraîneur adjoint de l’équipe de France Jeunes Développement de la Fédération Française de Handball prennent la direction du Maroc ce dimanche en tant que formateurs pour la composante sport scolaire. Voici quelques mots avant leur départ.
1. Quelle importance accordez-vous au sport scolaire et à sa transmission aux jeunes ?
N.S : Le sport scolaire est essentiel pour plusieurs raisons. Il permet d’abord de découvrir une discipline sportive. En France, cela aide à lutter contre la sédentarité et à favoriser l’activité physique dès le plus jeune âge. Le volleyball, bien que techniquement exigeant, a été adapté pour être plus accessible ce qui est l’un des points centraux pour le développer en Afrique dans le cadre de la Fondation HAVOBA. Plus largement, le sport contribue à l’éducation, à la santé et au développement personnel des jeunes.
J.M : Le sport scolaire est essentiel car il représente souvent la première porte d’entrée vers la pratique sportive. En France, il est historiquement lié au monde scolaire, et dans le cadre du projet HAVOBA, c’est à cet âge-là, notamment au niveau primaire, que l’on peut initier les jeunes aux bienfaits du sport. Cela ne concerne pas seulement la santé, mais aussi les aspects relationnels et sociaux, des valeurs fondamentales que nous souhaitons transmettre.
2. Vous avez voyagé dans plusieurs pays pour transmettre vos connaissances. Qu’est-ce que ces expériences vous ont apporté ?
N.S : Ces voyages ont été très enrichissants, tant sur le plan humain que professionnel. J’ai eu l’occasion de me rendre en Algérie, en Tunisie, au Japon, au Maroc, en Slovénie et dans les Pays-Baltes, entre autres. Chaque pays a une approche différente du sport et de la formation, ce qui permet des échanges précieux. On apprend autant que l’on transmet, car ces rencontres nous offrent un regard nouveau sur nos propres méthodes et sur la manière dont le sport est perçu ailleurs.
J.M : Sur la partie scolaire, ce sera une première pour moi. J’ai déjà participé au séminaire en Tunisie pour la Fondation HAVOBA avec des collègues d’autres sports et d’autres pays mais c’est tout. En revanche, j’ai beaucoup voyagé en tant qu’entraîneur des équipes de France Jeune pendant dix ans, notamment lors de compétitions et de regroupements. J’ai aussi animé des séminaires, mais toujours dans une optique de haut niveau. Cette fois, il s’agit de transmission au niveau scolaire, ce qui me tient particulièrement à cœur, d’autant plus que je suis également professeur d’EPS.
3. Qu’attendez-vous concrètement de votre déplacement au Maroc ?
N.S : Ce voyage s’inscrit dans la continuité de notre travail avec la Fédération Marocaine avec laquelle on a une convention mais cette fois-ci dans le cadre d’HAVOBA. Jusqu’à présent, nous avons œuvré sur la structuration et les bases organisationnelles. Cette fois, nous allons être davantage sur le terrain, en lien direct avec les formateurs. Ce sera un premier pas vers la mise en pratique concrète. Certes, nous ne toucherons pas un grand nombre de personnes immédiatement, mais c’est une avancée importante.
J.M : L’objectif est d’échanger avec les référents locaux pour comprendre ce qui est déjà en place et comment nous pouvons les accompagner dans le développement de la formation des intervenants en milieu scolaire. Que ce soit des enseignants ou des entraîneurs,nous allons partager nos outils et travailler ensemble sur une organisation adaptée à leurs besoins. L’approche n’est pas d’imposer un modèle, mais bien de co-construire en partageant les expériences de chacun, car nous avons aussi beaucoup à apprendre d’eux.